EGLISE SAINT BENOIT

Ouverture

Ouvert toute l'année

Descriptif

Commentaire historique : Le prieuré Saint-Benoît d'Ansac dépendait de l'abbaye de Nanteuil-en-Vallée.
L'origine de l'église remonterait au XIe siècle. Elle fut reconstruite aux XIIe-XIIIe siècles, puis réparée en 1578.
En 1752, suite à un conflit pour la nomination d'un nouveau titulaire pour la paroisse, Caillaux, notaire à Angoulême, rédigea un procès-verbal de visite très détaillé de l'église et du presbytère. Des réparations importantes sont réalisées sur la nef de l'église en 1758 et sur le presbytère en 1759, si l'on en croit les registres paroissiaux.
Le 31 mai 1855, un devis est établi pour la construction de la voûte en pierre et en brique de la nef.
Le pavage de l'église est entrepris en août 1860 par Grégoire, tailleur de pierre.
En août 1877, les travaux de la voûte de la nef, en pierres et en briques, sont réalisés par Marcelin Soulié, entrepreneur à Confolens, sous la responsabilité de Charles Lemaire, architecte. Ceci est confirmé par une mention portée à la peinture rouge sur la face interne d'un arc du mur nord de l'église : " A. Blondeau / Peintre " et plus bas " Mars 1878 / P.P. Soulie ".
Le décor peint, protégé au titre des monuments historiques, est réalisé en 1886 par Alexandre-Félix Périn, cousin du maire de l'époque. Il se compose d'un texte qui court tout autour de l'église et parallèlement à la rampe de la tribune et d'un ensemble dans le choeur composé de différentes scènes organisées autour du Couronnement de la Vierge et décrites par ailleurs. Le maître autel est également issu de ce programme.
En 1887, un incendie provoque des dégâts intérieurs.
De nombreux achats de mobilier complètent ce décor en 1888 et les années suivantes.
Des travaux sur le sol de l'église sont effectués en 1891, année de la livraison de la chaire.
En 1896, diverses réparations sont réalisées par M. Robin, architecte à Confolens, et Eugène Rocher, entrepreneur à Ansac : réfection du carrelage en carreaux de Marseille et carreaux du pays provenant de démolitions, réfection du dallage en pierres de Benest ou de Pleuville et en pierres provenant du dallage existant, pose de neuf colonnettes en granite, pose de marches en pierres de Benest ou de Pleuville, réfection du mur et reconstruction de la sacristie.
Les couvertures font l'objet de réfections en 1899, en même temps que celle de la chapelle Notre-Dame, alors que les charpentes sont restaurées en 1905.
L'ensemble de l'église, y compris son décor peint du XIXe siècle, a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 28 octobre 1996.
Datation(s) principale(s) : 12e siècle ; 13e siècle ; 19e siècle
Date(s) : 1878 ; 1886
Justification de la datation : porte la date
Auteur(s) : Périn Alexandre-Félix (peintre) ; Lemaire Charles (architecte) ; Soulié Marcelin (entrepreneur) ; Grégoire (tailleur de pierre) ; Robin (architecte) ; Rocher Eugène (entrepreneur)
Justification de l'attribution : attribué par source


Commentaire descriptif : Du prieuré Saint-Benoît, seule subsiste l´église devenue église paroissiale. Son plan est une nef unique de quatre travées précédant un choeur pentagonal plus étroit. L'entrée se fait par la première travée sur le mur sud. Néanmoins, une porte a été condamnée sur le mur ouest. Le seuil de cette porte est plus élevé que le seuil du portail. Il s'agissait peut-être d'une liaison entre le prieuré et l'église.
Le clocher se trouve à l'angle nord-ouest de la nef ; il est figuré à ce même emplacement sur le cadastre de 1826. Il est couvert en ardoises alors que la nef est en tuiles creuses. Une croix en pierre surmonte la toiture au centre de l'élévation occidentale.
Le portail d'entrée s'inscrit dans une avancée. La première voussure est constituée d'un boudin torique interrompu par un chapiteau sans décor. Les ébrasements sont bordés par des colonnettes toriques sur base se prolongeant sans chapiteau sous les trois voussures en plein cintre à ressauts. Un arc de couvrement surmonte ce portail, ainsi qu'un bandeau intermédiaire.
La partie basse de la première travée et le choeur, sous le bandeau intermédiaire, est construite en grand appareil de grès jaune. Ce grès, à grains millimétriques, contenant des inclusions de petits galets centimétriques, provient de carrières non identifiées. Le reste de la nef et les surélévations de la première travée et le choeur sont en moellons de granite et de diverses roches métamorphiques.
Les murs gouttereaux sont percés de rares ouvertures. Sur le mur nord, une ouverture murée, en grande partie masquée par les lierres, possède un remplage trilobé. Une archère, transformée ultérieurement en canonnière, est située à la jonction de la première et de la deuxième travée. Avec la surélévation du choeur et vraisemblablement de la nef, au moins de la première travée de celle-ci, elle est le témoin d'une fortification de l'édifice pendant les guerres de Cent-Ans. Des ouvertures rectangulaires en forme de créneaux sont placées juste sous la toiture du mur septentrional.
Chacun des trois pans du choeur est éclairé par une baie.
La sacristie a été ajoutée tardivement, probablement au XIXe siècle. Sous la fenêtre méridionale, des jambages en calcaires semblent témoigner de l'existence d'une porte.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : grès ; granite ; gneiss
Matériau(x) de couverture : tuile creuse ; ardoise
Parti de plan : plan allongé
Vaisseau(x) et étage(s) : 1 vaisseau
Type et nature du couvrement : voûte en berceau
Parti d'élévation extérieure : élévation à travées
Type de la couverture : toit à longs pans
Technique du décor : peinture ; sculpture
Représentation : chronogramme ; ornement architectural
Précision sur la représentation : Le décor peint est étudié dans le dossier Palissy.
Inscription(s) portée(s) sur l'édifice : Voir en annexe.

Intérêt de l'oeuvre
Date(s) et nature de la protection MH : 1996/10/28 : inscrit MH
Précisions sur la protection : Eglise, y compris son décor peint du 19e siècle (cad. C 323) : inscription par arrêté du 28 octobre 1996.
A l'intérieur, la nef est voûtée en plein cintre et épaulée de chapelles communicantes très peu profondes, ouvertes par un arc également en plein cintre. Des arcs doubleaux divisent les travées et reposent sur des colonnes engagées à chapiteaux à boules. Le décor, peintures murales et mobilier, du XIXe siècle, est dû au peintre Alexandre-Félix Périn et est décrit en annexe de ce dossier. Une tribune a été édifiée au-dessus de la première travée.
Des colonnes remployées dans le jardin de la parcelle C 344 pourraient provenir de l'ancien prieuré. Une autre colonne, remployée devant la maison cadastrée C324, pourrait également provenir de ce bâtiment.
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