EGLISE SAINT MAURICE

Ouverture

Ouvert toute l'année

Descriptif

Historique
Commentaire historique : L'église paroissiale de Saint-Maurice-des-Lions date de la fin du XIIe siècle. L'église a été fortifiée au moment de la guerre de Cent-Ans notamment les murs de la nef et du chevet qui ont été surélevés. On trouve trace d'une réparation au début des années 1820 grâce au produit de la vente des églises de Lésignac et du Chambon. La flèche d'ardoise du clocher date de 1862. Des travaux de restauration furent entrepris l'année suivante, qui virent la reconstruction de quatre contreforts. Les travaux furent confiés à Jean Leproux, de Saint-Maurice, et l'architecte qui les suivit fut Antoine Lemaire. Une deuxième campagne de restauration se déroula en 1896-1897. Dans les années 1990 de gros travaux de restauration ont été entrepris sur la charpente et la couverture.
Datation(s) principale(s) : 2e moitié 12e siècle
Datation(s) secondaire(s) : 14e siècle (?) ; 15e siècle (?) ; 19e siècle ; 4e quart 20e siècle
Auteur(s) : Leproux Jean (entrepreneur) ; Lemaire Antoine (architecte)

Description
Commentaire descriptif : L'église Saint-Maurice se situe en plein cœur du village de Saint-Maurice-des-Lions. Elle est orientée et possède un plan allongé. Elle comprend une nef avec bas-côtés, un transept dont les croisillons ne dépassent pas les murs des collatéraux, et une abside pentagonale. Les murs gouttereaux des bas-côtés sont renforcés par des contreforts. On en compte quatre pour le mur nord et deux autres pour le mur sud.
La nef, voûtée en berceau brisé, est séparée des bas-côtés par des arcades brisées à deux rouleaux, reposant sur des piliers carrés, renforcés par des colonnes, excepté du côté de la nef. Les bas-côtés possèdent quatre travées voûtées d'arêtes. La croisée du transept est surmontée d'une coupole barlongue sur trompes, reposant sur des grands arcs à deux rouleaux, partant de piliers cruciformes, renforcés chacun de deux colonnes. On note une différence entre le bras droit du transept, voûté d'arêtes, et le gauche qui possède une voûte en berceau brisé. L'abside est éclairée par cinq fenêtres, percées des deux côtés, dans un rouleau plein cintre, dont les angles sont occupés par une colonnette surmontée d'un boudin. Les voûtes et les murs sont séparés par un cordon en quart de rond. A l'extérieur les angles du chevet sont renforcés par des colonnes surmontées de lésènes. Les murs du chevet et des collatéraux ont été surélevés pour servir de défense. Ceux du chevet sont percés, à leur sommet, de petites ouvertures sans linteau.
La nef et le transept sont couverts par une toiture à longs pans et l'abside par une croupe polygonale. Le clocher, au-dessus de la coupole, a été refait. Il comprend une baie en plein cintre munie d'abat-son sur ses quatre faces. Sa flèche polygonale, en charpente, à égout retroussé de plan carré est couverte en ardoise.
Le portail de l'église comprend deux voussures en boudin retombant sur quatre chapiteaux en calcaire sculptés. L'archivolte est décorée d'un décor végétal et encadrée par deux sculptures d'animaux. Le tympan est occupé par un vitrail. Au-dessus du portail s'étend un bandeau à modillons sculptés, portant une haute et étroite fenêtre en plein cintre. Chaque extrémité de la façade comprend deux fenêtres en plein cintre dont l'une éclaire les bas-côtés et l'autre les combles au-dessus.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : granite ; moellon
Matériau(x) de couverture : tuile creuse ; ardoise
Parti de plan : plan allongé
Vaisseau(x) et étage(s) : 3 vaisseaux
Type et nature du couvrement : voûte en berceau brisé ; voûte d'arêtes ; coupole à trompes
Type de la couverture : toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe polygonale ; flèche polygonale ; appentis
Emplacement, forme et structure de l'escalier : escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Technique du décor : sculpture ; vitrail
Représentation : scène mythologique ; animal fantastique ; lion ; tête d'homme ; saint Maurice
Précision sur la représentation : Les chapiteaux du portail représentent les travaux d'Hercule, symbolisant la victoire de Saint-Maurice sur l'empereur romain Maximien. On voit de gauche à droite la lutte contre le centaure Chiron, Hercule arrachant la langue du lion de l'hérésie, puis le taureau de Crète, et la lutte contre le chien Cerbère assimilé au diable, le tout inspiré d'un traité de mythologie de Baudri abbé de Bourgueuil au 11e siècle. A gauche du portail on trouve un bouc jouant du luth, symbole de paresse. A droite on trouve une sculpture de lion. Au dessus s'étend un bandeau à modillons sculptés.
Le vitrail du tympan représente deux lions tournés l'un vers l'autre, une patte posée sur un globe surmonté d'un arbre. La fenêtre située au-dessus représente des épisodes de la vie de Saint-Maurice.

Intérêt de l'oeuvre
Date(s) et nature de la protection MH : 1909/04/24 : classé MH
Précisions sur la protection : Eglise : classement par arrêté du 24 avril 1909.
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