EGLISE SAINT PIERRE

Ouverture

Ouvert toute l'année

Descriptif

Historique
Commentaire historique : L'église du 12e siècle a été entièrement détruite. En 1836, les sources mentionnent que la couverture de l'église romane est refaite et que la cloche est refondue. En 1860, la commune désire reconstruire l'église qui tombe en ruines. Les plans sont réalisés par Boyer, inspecteur de l'architecte diocésain de Poitiers, Jules de Mérindol, depuis décembre 1853. Contraint à la démission de ce poste en août 1863, Boyer fournit néanmoins les plans de la nouvelle église de Pleuville. En 1865, la reconstruction est en cours, sur les plans des architectes Boyer frères, par l'entrepreneur Delalée. Le décor est réalisé en 1890 par F. Motillon et fils, décorateurs à Charroux, ainsi qu'en atteste une inscription peinte verticalement sur la colonne nord-ouest du transept. En 1894, les verrières de la nef sont réalisées par l'atelier Fournier de Tours. En 1896 des travaux importants sont effectués au clocher par Charles Raffoux, charpentier, Guillon, couvreur, Michaud, forgeron et Pérous, zingueur. Les cloches sont datées respectivement de 1865 et 1876. Suite à des problèmes de stabilité de l'édifice, l'église a été entièrement restaurée en 2004.
Datation(s) principale(s) : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) : Boyer Eugène (architecte) ; Raffoux Charles (charpentier) ; Delalée (entrepreneur) ; Motillon F. (décorateur)
Justification de l'attribution : attribué par source
Personne(s) liée(s) à l'histoire de l'oeuvre : Verrier de Boulzat (donateur)

Description
Commentaire descriptif : L´édifice actuel a remplacé celui du 12e siècle. Il a été construit selon les plans des frères Boyer vers 1865 par l´entrepreneur Delalée.
L'église est de plan allongé, à un seul vaisseau couvert en longs pans en ardoise.
Il est constitué d´une nef à vaisseau unique et 6 travées.
La façade ouest, mur pignon, présente un portail, en plein cintre, à deux voussures à claveaux plats, surmontées d'une archivolte en demi-cercle qui se continue en bandeau de part et d'autre du portail soutenu par deux colonnes avec des chapiteaux à décor végétal. Il est surmonté d´une baie en plein cintre également soutenue par des colonnettes avec chapiteaux à décor végétal avec un bandeau qui se prolonge de part et d´autre de l´archivolte.
La verrière de cette baie est étudiée par ailleurs. Une troisième petite baie en plein cintre s´ouvre au sommet du pignon surmonté d'une croix antéfixe ancrée ornée d´une rosace.
La façade est encadrée de contreforts plats.
Les quatre travées les plus à l´ouest sont flanquées de contreforts plats. Des baies en plein cintre s´ouvrent au centre de chaque travée ; elles sont ornées de verrières de l´atelier Fournier de Tours, étudiées par ailleurs. Une porte latérale couverte en plein cintre s'ouvre dans la troisième travée sud.
Des chapelles flanquent la nef au nord et au sud de la cinquième travée. Une baie double couverte en plein cintre, qui porte des verrières étudiées par ailleurs, éclaire chacune des chapelles.
Le clocher, de plan presque carré, couvert d'un toit brisé en pavillon en ardoise, est adossé à la chapelle nord. On y accède par une porte aménagée dans la travée du choeur. La partie intermédiaire du clocher est ornée sur chaque face de quatre fausses baies en plein cintre, avec une horloge sur le mur nord. La partie supérieure, soulignée par un bandeau, comporte deux baies en plein cintre avec abat-son. La sacristie est adossée à la chapelle sud. Elle est éclairée par une baie double à linteaux monolithes en calcaire sur le mur sud. Une porte à montants et linteau chanfreinés s´ouvre vers l´est.
Le choeur est prolongé par une abside semi-circulaire flanquée de quatre contreforts plats surmontés d´un cerclage en métal qui assure la stabilité de l´édifice. Sous la toiture conique, un bandeau pour partie masqué par la gouttière est orné de modillons dont certains sont ornés (croix, tonnelet, sphère, pointe de diamant). Cette abside est percée de trois baies en plein cintre ornée de verrières de moindre qualité.
Les chapelles sont séparées de la nef par des arcs en plein cintre.
La travée du choeur est surélevée d´une marche, et l´abside du choeur, de plan semi-circulaire, de deux marches.
Les chapiteaux de la nef sont ornés de motifs floraux. Ceux qui encadrent la 5e travée portent des décors animaliers : éléphants (copie probable d'un chapiteau de l'église Saint-Jean-de-Montierneuf à Poitiers), lion, animaux fantastiques non identifiés.
Une charpente en plein cintre a été entièrement refaite à l´occasion des travaux de restauration de 2004.
Le plan de cette église est très similaire à celui de l´église Saint-Pierre à Coulombiers (Vienne), érigée également vers 1860 sur les plans du même architecte, qui était alors l´inspecteur de l´architecte diocésain Jules de Mérindol.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : calcaire ; moellon ; enduit
Matériau(x) de couverture : ardoise
Parti de plan : plan allongé
Vaisseau(x) et étage(s) : 1 vaisseau
Type et nature du couvrement : charpente en bois apparente
Parti d'élévation extérieure : élévation à travées
Type de la couverture : toit à longs pans ; toit brisé en pavillon ; toit conique
Technique du décor : sculpture
Représentation : ornement végétal ; ornement animal ; éléphant ; lion ; sphère ; croix ; tonneau ; pointe de diamant
Précision sur la représentation : Certains modillons sous le bandeau de l'abside sont sculptés : tonnelet, croix, sphère ; pointe de diamant. Dans la travée des chapelles, les chapiteaux sont sculptés de motifs animaliers (éléphants, lions, animaux non identifiés) et floraux. Dans la nef, chaque paire de chapiteau porte un motif floral sculpté différent.
Inscription(s) portée(s) sur l'édifice : " F. Motillon et fils, décorateurs à Charroux, septembre 1890 " peinte verticalement sur la colonne nord-ouest du transept

Intérêt de l'oeuvre
Observations : L'acte de nomination de l'architecte Boyer au diocèse de Poitiers ne précise pas son prénom. Au cours de sa thèse sur les architectes diocésains, Jean-Michel Leniaud n'a pu retrouver son prénom. En revanche, il est établi qu'il a quitté le service du diocèse en 1863. Après cette date, un architecte du nom d'Eugène Boyer est attesté en Poitou-Charentes. Il est en particulier l'auteur de l'imprimerie Blais et Roy rue Carnot à Poitiers (1864-1867), du temple protestant de Rouillé (Vienne, 1881-1883), de la mairie-école de Lezay (Deux-Sèvres, 1883). L'hypothèse est émise que l'architecte Eugène Boyer et l'adjoint Boyer de l'architecte diocésain sont une seule et même personne.
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