Surgères
Dès le 3 juin 1868, on parle d'un projet de construction d'un abattoir, pour lequel il faut acheter un terrain. Le 20 novembre 1871, le projet de construction est adopté. Il s'agit surtout de mettre fin à l'habitude des 7 bouchers de ville, qui abattaient eux-mêmes les animaux. Madame Bouhet est propriétaire d'un terrain qu'elle propose pour la somme de 55 000 francs, sommes jugée trop élevée. Le 11 juin 1875 pour le projet de construction, on estime la situation financière de la commune satisfaisante pour un emprunt. Le terrain de Madame Bouhet est dans le quartier Barbarin. La construction est décidée. Le 12 août 1875, Madame Bouhet propose son terrain pour la somme de 6 500 francs avec en plus, 30 arbres. Le conseil donne son accord. Le 15 octobre 1875, le conseil se met d'accord avec Madame Bouhet au sujet de l'achat du terrain avec les arbres pour la somme de 7 300 francs. Le 10 janvier 1876, le dossier de construction est à établir avec de nombreuses questions : nombre d'habitants de la ville, nombre de bouchers, nombre d’animaux, droits d'abattage selon le type d'animaux... La construction est assurée par la commune. Le 3 août 1877, les plans de l'architecte Charpentier, devis et cahiers des charges sont approuvés pour la construction de l'abattoir avec en plus, une maison de gardien. On prévoit de faire un emprunt de 50 000 francs. L'abattoir est livré le 1er juillet 1878 et restera en activité jusqu'en 1950. Depuis la cessation de ses activités, il a été rénové et est devenu une salle de réunions. En amont de cette salle on retrouve un bâtiment insolite sur lequel on peut lire l'inscription suivante : "Surgères Froid". Il s'agit de l'un des trois derniers congélateurs collectifs de Charente-Maritime, qui fut créé en 1966. A l'époque, le congélateur individuel n'existait pas ; le local, contenant près de 200 cases fermées permettait à chacun de bénéficier d'un espace froid, entre -18 et -21 degrés. Toujours en activité, il est géré par l'association Froid Surgérien.
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