Aulnay-de-Saintonge
Les douves ont été partiellement comblées à l’occasion de l’acquisition et de l’aménagement de la place par la municipalité. Aux confins de la Saintonge et du Poitou, la vicomté d’Aulnay est créée au 10e siècle. De très nombreuses terres et fiefs en dépendaient. Le premier château féodal, mentionné dès 1032, est détruit en grande partie lors des assauts des Anglais et de Du Guesclin au 14e siècle. En 1508, le château devient la propriété de Louise de Savoie, mère de François 1er. Il est restauré sous le règne de celui-ci. Une gravure de Chastillon datée de 1605 montre qu’il formait un corps de bâtiment de 80 mètres de longueur, disposant de trois tours d’angles : la tour Saint-Pierre au nord (tour actuelle), Saint-Louis au sud et Saint-Jacques au sud-ouest, et de deux entrées : une, porte de Matha et l’autre, à l’ouest le Pont de l’étoile. Au sud se trouvait un grand jardin et à l’ouest un ensemble boisé. A 200 mètres au nord, se situait la « fuye » ou colombier. Il ne subsiste du château d’Aulnay, qui occupait l’actuelle place Charles de Gaulle, que l’imposante tour, dite « le donjon » et l’ancien colombier. La tour, de plan circulaire, mesure 22,50 mètres, et ses murs, percés de meurtrières, ont 3,60 mètres d’épaisseur. Son sommet a été dérasé et agrémenté d’un petit campanile portant une cloche. On trouve à l’intérieur trois pièces superposées et les vestiges d’une quatrième au sommet, desservies par des escaliers aménagés dans l’épaisseur des murs. Cette tour est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 23 février 1925.
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