Le Château

Le Château

16 allée des Tilleuls 17770 Brizambourg

le champ de foire, la partie nord de la rue du Champ de Foire, l'école et les terres situées à droite de celle-ci, jusque derrière l'église et la route longeant le cimetière. D'ailleurs, le plan cadastral napoléonien mentionne quelques bâtis du château qui étaient encore débout au début du 19e siècle. On y voit des constructions au bout de l'allée des Tilleuls, à l'emplacement des actuelles dépendances du château Para, mais aussi le puits dont la margelle a été déplacée à Saint-Jean d'Angély. Ce même plan figure aussi, à l'emplacement de l'école, l'entrée de la basse cour qui était composée d'un châtelet flanqué de deux tours et avoisinant une prison, une tour ronde accolée d'une autre tour carrée, et ce qui pourrait être un pigeonnier. Des procès-verbaux dressés en 1754 et 1763 font état d'un corps de logis composé d'un sous-sol, de deux étages habitables et d'un étage de comble. Ce logis, qui abritait une chapelle, était desservi par un grand escalier en pierre de taille contenu dans une tour carrée. Toujours d'après les procès-verbaux, il était prolongé par un bâtiment plus bas abritant des cuisines et il était flanqué de deux tours. L'une avait un diamètre modeste et l'autre, appelée grosse tour, était desservie par un escalier à vis. Elle devait comprendre un niveau supplémentaire et devait être couronnée par un chemin de ronde sur mâchicoulis. Au 11e siècle, la terre de Brizambourg dépendait de la puissante baronnie d'Authon. Cette lignée d'Authon s'affirme au cours du Moyen-Age comme une des familles les plus influentes de Saintonge. Leur baronnie s'étendait sur Authon et les paroisses voisines, Ecoyeux, Brizambourg, Aujac, Ebéon, Migron. En 1189, la terre passe aux mains de Seguin d'Authon, ses héritiers la garderont jusqu'au début du 14e siècle. C'est à un certain Pierre Bragier que l'on doit la construction du château de Brizambourg, à partir de 1487. Mais dès 1488, il est tenu par le comte de Taillebourg de démolir sa forteresse sous prétexte qu'il n'avait aucun droit de place forte. Pierre Bragier se montre persuasif, puisqu'en 1490, Charles de Coétivy, comte de Taillebourg, consent à ce que le château soit continué en se réservant les droits de guet et de garde sur la paroisse. Pierre Bragier meurt peu de temps après et c'est à sa veuve que revient le château, un édifice probablement inachevé. Aux 15e et 16e siècles, la terre passe aux mains des Poussard, suite au remariage de la veuve Bragier. Leur petit fils, mort en 1569, laisse la terre à sa femme, Jeanne de Gontaut de Biron. C'est par le biais de celle-ci que cette terre revient aux Gontaut, ducs de Biron, qui la possèdent jusqu'à la Révolution, avec toutefois deux interruptions. Juste avant la Révolution, Brizambourg revient à Charles-Antoine-Armand de Gontaut, dont le fils est guillotiné en 1793. Peu après, le château est morcelé, si bien que vers 1830 une partie des dépendances, qui englobaient l'ancien châtelet appelé pavillon, tombe aux mains de la famille Epagnou. Celle-ci vend ces bâtiments, en 1843, à l'avocat Auguste Huteau, qui fait alors transformer le châtelet en simple maison à deux étages. Ce sont ses neveux, Emma et Alexandre Serton, qui cèdent l'ensemble en 1855 à la municipalité afin d'y établir l'école communale de garçons. Dans une des dépendances de la propriété située au n° 16 de l'allée des Tilleuls, appelée château Para, se situe le puits du château, dont la margelle a été déplacée à Saint-Jean d'Angély, en 1819. Un autre vestige du château se situe aussi à Saint-Jean d'Angély : il s'agit d'une porte de style gothique flamboyant que l'on peut voir dans un mur de clôture, rue Raymond Andron derrière le lycée. Cette porte devait vraisemblablement être située sur le corps du logis. Derrière l'église, se situe un pont et une petite portion des anciennes douves. Le pont a été restauré par le propriétaire il y a environ cinq ans.

Périodes d'ouverture et horaires

  • Toute l'année tous les jours.

Langues parlées

  • Français

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