Le donjon ou « Tour de Ganne »
Tonnay-Boutonne
On raconte que le château-fort fut bâti par Ganelon, comte du Perche. La légende raconte qu’après la trahison de Ganelon, fils de Ganes, à Roncevaux, Charlemagne assiégea son château de Tonnay-Boutonne et le pendit au dehors de la tour de guet. Son corps avec son armure fut ensuite jeté dans un puits. En 1839, en déblayant le puits du château, on découvrit à l’intérieur, les restes d’un chevalier armé de toutes pièces dont le squelette était conservé dans sa coque d’acier encroûté d’argile et d’une épaisse couche de rouille. Il semblerait que ces restes soient plus probablement du 13e siècle, époque de la prise du château par Saint-Louis. Le casque, où se détachait en relief une fleur de lys, avait une visière anguleuse avec deux fentes étroites à l’avant et la dague avait une forte lame avec de profondes cannelures. Le château, baptisé « oppidum » et mentionné à partir de 1223, était situé sur un éperon rocheux, dominant la Boutonne. C’est là que s’élevait le donjon, forteresse quadrangulaire, flanqué d’une tourelle à chaque angle appelé « Tour de Ganne ». Elle fut démolie en 1839. Cette grosse tour avait 17 mètres de hauteur et 13 de largeur, avec des murs de 3 mètres d’épaisseur. Un puits profond s’ouvrait à la base de la tour. Le nom de Gilles de Tonnay-Boutonne apparaît dès 1099 mais aucune généalogie n’est clairement établie. Dès le 12e siècle, la ville de Tonnay-Boutonne est une place forte partiellement entourée de douves. La seigneurie appartient alors aux Chabot de Parthenay qui possèdent également les terres de Genouillé jusqu’en 1240, date à laquelle le château devient propriété de Hugues X de Lusignan, comte de la Marche. L’oppidum est mentionné dès 1223. Il s’agit d’un terrier sur lequel est bâti un donjon dit « Tour de Ganne ». En 1242, Louis 9 s’empare du château du comte qui avait pris le parti des Anglais. La ville passe à la couronne de France pendant environ 50 ans avant d’être échangée par Philippe Le Bel à Guillaume de Maumont contre d’autres biens. Il restera dans la famille Maumont jusqu’en 1538 où il sera transmis à la famille de La Cassaigne par mariage d’Anne de Maumont, puis toujours par mariage à la famille de La Mothe-Fouquet. Au 17e siècle, plusieurs membres de la famille de la Mothe-Fouquet se succèdent à la tête de la seigneurie de Tonnay-Boutonne. Protestants, ils émigrent après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685. La ville fortifiée de Tonnay-Boutonne est attestée par une gravure de Claude Chastillon réalisée en 1604 ou 1605 où l’on remarque la position du donjon, des remparts et des tours d’enceinte. En 1717, Claude Masse représente à l’est de l’oppidum la Maison seigneuriale, un colombier et l’église ainsi que les greniers du seigneur. En 1719, la seigneurie de Tonnay-Boutonne est vendu à Frédéric Guillaume de la Trémoille, comte de Taillebourg et prince de Talmont. En 1763, les terres de Tonnay-Boutonne sont partagés faute de descendance d’Anne Charles Frédéric de la Trémoille. Au 18e sièce, la carte de Cassini( famille de cartographes qui ont élaboré les premières cartes géométriques du Royaume de France) mentionne Tonnay-Boutonne comme une cité fortifiée. C’est à cette période que le donjon, acquis en 1772 par Louis Pharamond Pandin de Narcillac perd sa fonction résidentielle au profit du logis seigneurial bâti en contrebas, au nord-est. Au début du 19e , les héritiers du baron de Narcillac vendent le château au Maître Alexis-François Pallet de Blanzay. La « Tour de Ganne » et son monticule, dans un état de délabrement avancée, sont détruits au début du 19e siècle. Le logis seigneurial, devenu la propriété des Sœurs de Saint-Joseph de la Providence est acquis par la commune pour y installer la maison d’école. Au 20e siècle, le site devient le Centre administratif polyvalent de la Tour et la maison d’école accueille la bibliothèque. En 2008, un diagnostic archéologique a permis de mettre à jour la présence d’un rempart médiéval cependant il est difficile d’établir le tracé intégral des anciens remparts de la ville. La maison seigneuriale est conservée mais elle a été remaniée au fur et à mesure de ses différentes affectations. Elle se compose de deux logements.
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