
Les fours à tuiles
Centre bourg 17770 Brizambourg
Des fours médiévaux à ciel ouvert sont attestés dans la région (découverts par des fouilles), mais les fours en maçonnerie n'apparaissent probablement qu'au 18e siècle. D'ailleurs, une tuile trouvée au hameau chez Quimant, exposée au musée Mestreaux à Saintes, porte l'inscription "la présente thuille est faite par moy Pierre Vinet au village des quimant, paroisse d'ecoyeux le 1er Juin 1710". Une cinquantaine de fours se situaient au sud de la commune, où cette partie boisée repose sur une terre argileuse propre à faire de la tuile. Presque tous les habitants se livraient à cette industrie, ils possédaient parfois plusieurs fours destinés à cette fabrication. Ces fours étaient compris dans les hameaux suivants : chez Quimant, chez Petit Bois, les Egreteaux, les Houmiers, Maison Neuve, chez Merlet, le Poteau et au sud du Marreau. Outre l'artisanat de la tuile, ces fours étaient également destinés à la fabrication des briques, de la faïence ou de la chaux nécessaire aux maçons locaux. La chaux est un liant souple et poreux pour la construction des murs, mais aussi pour le blanchiment des façades de maisons. La zone argileuse de Saintonge, où l'on trouve le plus d'artisans de la terre, (tuiliers, potiers, céramistes), dès le milieu du 13e siècle, est comprise principalement dans une surface délimitée par les bourgs de Vénérand, Le Douhet, Saint-Hilaire de Villefranche, Ecoyeux, Brizambourg, Saint-Bris des Bois, Sainte-Césaire et la Chapelle des Pots. Le plan cadastral napoléonien de Brizambourg, établi en 1819, montre ces fours situés le long de l'axe des Houmiers au Poteau. Cette activité artisanale, a donc joué, au début du 19e siècle, un rôle important dans la vie économique du bourg et des villages alentours. À partir des années 1880, le perfectionnement du matériel et l'amélioration des voies de communication, qui permet de trouver des marchés plus lointains, entraînent l'industrialisation de quelques établissements. Toutefois, un grand nombre de fabriques poursuit son activité artisanale et ce, jusqu'à la Première Guerre mondiale. Elles fournissent des objets destinés à la vie domestique, par exemple de la vaisselle courante, qui sont parfois commercialisés au-delà des limites régionales. Architecture et environnement des fours Au 18e siècle, le four à tuiles est le plus souvent une construction dite "four vertical". Construit en moellon avec un revêtement intérieur en brique, il est de plan carré et possède une hauteur de 5 à 6 mètres. Son foyer est installé sous la chambre de cuisson et il est alimenté par des fagots de bois. Ce type de four, non couvert, nécessite à chaque cuisson la réalisation d'une voûte temporaire. Au cours du 19e siècle, un autre type de four fait son apparition, il s'agit du four horizontal dit "four couché". De plan rectangulaire, il est également construit en moellon avec un revêtement intérieur en brique, mais ce qui change du précédent, c'est qu'il est couvert d'une voûte surmontée d'une couche de terre ou de sable et d'un toit en tuile. Au milieu du 20e siècle, le four dit "cellule" remplace les précédents. De plan rectangulaire, il est en métal avec un intérieur en brique réfractaire. A proximité d'un four se trouvaient un espace assez grand pour stocker l'argile à son arrivée, un séchoir orienté au sud pour le séchage des tuiles et quelquefois une mare pour les différents besoins en eau. Sur le plan cadastral napoléonien on peut voir que quelques mares sont présentes à côté de certains fours.
Périodes d'ouverture et horaires
- Toute l'année tous les jours.
Langues parlées
- Français
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